SOUTENIR LES ENTREPRENEURS: Faut-il toujours donner l'argent ?

12:06



Hellooo la #teamIvory , vous allez bien j'espère ? 

Ça fait un siècle que je ne suis pas apparue ici, je sais. Mais en vrai, ce n'est pas toujours évident de coordonner le job, les petits "gombos" et le blog. J'essaye de faire au mieux, ce n'est pas toujours top mais c'est tout ça la vie d'adulte! 

Il y a quelques temps je vous posais des questions sur la campagne #MaPubIci organisée par la BICICI. Beaucoup d'entre vous ont parlé de l'affichage sur les panneaux publicitaires à travers la ville d'Abidjan. D'autres n'en savaient pas plus, en fait ils découvraient l'initiative à travers mon poste.
J'ai pris la peine de creuser un peu plus, de rencontrer le gagnant et la troisième finaliste du concours, je vous raconte tout plus bas. 😊

Pour ceux qui ne savent pas, le Concours #MaPubIci a été lancé pour la première fois en Afrique Subsaharienne dans 2 pays: Côte et Sénégal. L'objectif était de valoriser les entrepreneurs locaux sans leur accorder de prêt alors que l'entité promotrice est une banque.

Le concours s'est déroulé essentiellement  sur Facebook et les candidats ont battu leur campagne d'eux même en présentant leur projet à leur communauté pour recueillir le pmus de côtes.  La bataille à été dure, mais après délibération les 3 finalistes étaient Thierry MENSAH (MAXOM), Serges DOVI (DOVE SYSTEMS) et Guillaume GNANKOU (Gnank Inspiration).


L'aventure selon Thierry MENSAH KOFFI (Le Vainqueur)

Cette aventure a confirmé beaucoup de choses dans ma vie professionnelle. D'abord, ma relation avec mes parents qui étaitun peu mitigée à cause de ma passion pour le digital. J'ai fait des études à l'étranger et obtenu de nombreux certificats, mais à la fin de la journée, je voulais travailler dans le digital. Et ça, mon père ne l'a pas toléré du tout. Du coup quand ils ont été les premiers à me soutenir, à passer au peigne fin tous les détails de la campagne (likes, commentaires, progression des concurrents...) j'étais plus que bluffé. D'ailleurs à la fin de la campagne, je venais de dépenser le peu de sous qui me restait pour payer les agréments de mon entreprise. Quand l'affichage a commencé, c'était pile poile le bon moment pour communiquer et avoir de nouveaux clients. Et puisque ça a été fait par la BICICI elle même, j'ai beaucoup gagné en notoriété.
Quelques clients VIPs et plus de prospecteur, mais le geste n'a pas de prix pour moi: "Vous aurez beau avoir tout l'argent du monde, la banque n'afficherait pas n'importe qui dans ses agences et sur ses panneaux."



L'aventure selon Guillaume GNANKOU (3e finaliste)

Ma mère et ma soeur jumelle, mes deux sources d'inspiration! J'ai abordé le concours sans grande conviction, je ne suis pas une fille du digital et franchement "je vends des galettes". Donc quand j'ai regardé mon profil et celui de l'annonceur, on était tout sauf en phase pour que je gagne. 
Mais je me suis battue, et même si je suis arrivée en 3e position, je reste très satisfaite. Je fais officiellement partie de la base de données de la BICICI en tant que service traiteur. J'ai également gagné en notoriété et aujourd'hui j'ai des clients VVIP. J'ai même fait le service traiteur pour des stars, des personnalités publiques et d'autres entreprises. 
Avant le concours, j'organisais un festival de beignets appelé la "galette party". L'édition que j'ai organisée juste après a connu beaucoup plus de sucres et certaines personnes étaient venues juste parce qu'elles avaient suivi mon parcours pendant la campagne. Aujourd'hui, je coache une vingtaine de jeunes que j'ai rencontré pendant la campagne pour leur propre business: "les gens sont toujours étonnés de voir un chef d'entreprise aussi jeune. Si ce n'est pas ça, on vous néglige à cause de votre apparence. Avec ce concours, on a bousculé les codes et mis un terme à tout ça !"

Bien, bien, bien mes amis. Après de tels propos, je pense qu'on est tous d'accord sur le fait qu'on ne propose pas un concours d'entrepreunariat seulement pour donner des sous. Avoir de l'argent, ce n'est pas mauvais en soi, c'est même très bien. Mais si l'on a pas de portefeuille clients ou de circuit de distribution pour apporter de la plus value à notre service, c'est du gaspillage du temps et de ressources qu'on fait. Maintenant, vous comprenez mieux aussi pourquoi certains entrepreneurs gagnent des prix, beaucoup d'argent mais on ne voit jamais leurs entreprises. C'est surtout parce qu'avant tout, il faut pouvoir gagner des marchés sinon répondre à des solutions pour anoblir tout le système innovant qui est proposé.



Voilà,  ce sera tout pour aujourd'hui ! (Lourd retour en force 😋). J'espère que cet article vous aura plu et n'hésitez surtout pas à laisser des commentaires. 

Des bisous la #teamivory !  ❤

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